AREEC

Association pour la Recherche et l'Échange en Éducation Comparée

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Rapport d’activité de la mission 2008 :

A) Lieu de réalisation :

 

La communauté d’Aguafria se situe au Sud-est du Salvador dans le département d’Usulutan et dans le canton d’El Zapote. Elle est bordée par l’océan pacifique et se trouve à une heure et demi de route de la première ville. La voie d’accès est un chemin de terre très accidenté surtout durant la saison des pluies.

 

B) Interventions réalisées  durant l’année 2008 :

-Soutien auprès des enseignants de l’école de la communauté.

-Prolongement du fonctionnement du centre aéré.

-Construction d’une salle de classe supplémentaire pour l’école. 

-Recherche de nouveaux partenaires sur place.

Dans les parties suivantes seront détaillés les moyens techniques humains, financiers, les calendriers ainsi que les plans de travail relatifs à chacune de ces quatre actions.  

 

Bénévoles impliqués dans les différentes étapes de la réalisation du projet :

Dans le cadre d’un stage, deux étudiants ingénieurs de Paris sont partis pendant les mois de février et mars 2008 à Aguafria afin d’apporter un soutien aux enseignants de la communauté, de réaliser les plans de la salle de classe et de chercher les meilleurs fournisseurs en matériaux de construction.

Quatre volontaires de notre association (animateurs) sont partis fin Juin 2008 pour une mission de quatre mois en Amérique centrale.

Quatre étudiants de l’école d’ingénieurs en Haute Loire (Association Chenivl) nous ont accompagné pour nous aider à gérer l’organisation des travaux  que nous avons effectués à l’école de la communauté.  Les objectifs de cette seconde mission avaient été préalablement élaborés avec les enseignants et les familles.

Deux volontaires travaillant dans l'Audiovisuel nous ont rejoint début Septembre pour réaliser les reportages.

 

        a) Soutien auprès des enseignants de l’école de la communauté :

Durant notre présence au Salvador, du 27 Juin au 29 Août 2008, chaque matin, deux volontaires ont pris en charge de 8h à 13h, à l’école, de petits groupes d’enfants présentant des difficultés scolaires dans un atelier de soutien. Ce travail a permis aux enfants le plus en retard de combler un peu leurs lacunes tout particulièrement en lecture, ce travail leur a permis de pouvoir rattraper les autres élèves et de continuer à suivre les cours.

Les volontaires partis pour la mission 2008 sont tous issus du milieu de l’animation et maîtrisent l’Espagnol. Par leurs compétences acquises dans le métier de l’animation, ils ont apporté de nouveaux outils pédagogiques et un soutien méthodologique aux enseignants. 

 

    b) Prolongement du fonctionnement du centre aéré :

Tous les samedi matin, les enfants ont été accueillis au centre aéré. Nous avons mis en place de nombreux projets d’activités ludoéducatives visant à développer la psychomotricité, l’organisation et la vie en groupe, la participation et l’intégration des filles et enfin l’auto estime des enfants.

A notre arrivée, puis toutes les deux semaines, nous avons organisé des réunions avec les parents afin d’élaborer avec eux les objectifs de notre action et d’identifier les besoins précis de la communauté. Ces réunions ont laissées place à des moments d’échanges entre les familles et les volontaires permettant d’aborder les difficultés rencontrées par les familles dans l’éducation de leurs enfants.

 Un groupe d’adolescents de la communauté, déjà formé lors de notre première mission à la fonction d’animateur de temps libre, nous a accompagné dans l’organisation des activités afin de renforcer leurs connaissances.

Nous avions préalablement élaboré, via Internet, le projet pédagogique de ces activités avec les jeunes de la communauté travaillant aujourd’hui au sein du centre aéré. Il était axé sur les thèmes suivants : respect de l’environnement, socialisation, sport, connaissance du monde et des autres cultures, apprentissage des activités manuelles.

 

    b) Construction d’une salle de classe supplémentaire et d’une pompe à eau au sein de l’école de la communauté. 

Plans, devis et recherche de fournisseurs :

Durant les mois de février et mars 2008, deux étudiants en école d’ingénieur ont réalisé les plans et les devis relatifs aux constructions prévues.

Nous avons également utilisé les fonds que nous avons pu récolter pour acheter de nouveaux livres et manuels scolaires destinés aux élèves de l’école et à la bibliothèque communale que nous avons créée l’an dernier et surtout pour donner aux enfants de la communauté les cahiers et stylos nécessaires à leurs études afin de rendre leurs études gratuites.

Les membres de l’association Chenivl étaient présents au sein de la communauté durant les trois premières semaines du mois de juillet 2008. Ils nous ont porté assistance dans la direction du chantier de construction, dans la recherche de fonds et se sont impliqués humainement dans les travaux réalisés.

Le chantier a débuté au début du mois de juillet 2008, lors de notre arrivée sur les lieux et se terminera fin Août.

Nous avions établi, avec les habitants de la communauté d’Aguafria et des membres de leur association, ADESCO, que la construction se ferait avec l’aide de tous les habitants. En effet, ils sont venus, selon un roulement élaboré par eux-mêmes, nous porter main forte sur le chantier.

 

c)Recherche de nouveaux partenaires sur place :

Cette année nous avons développé des partenariat locaux avec la mairie de Chirilagua qui nous a alloué le terrain pour la construction d’une école prévue pour l’année 2011, et nous travaillons également avec le ministère de l’éducation qui nous a signé la promesse d’engager des professeurs en cas de construction de nouvelles écoles après bien sur une étude de cas sur le terrain en commun.

 

 

C) Résultats obtenus :

            Le principal objectif de notre action est d’élever le niveau d’instruction des habitants des zones rurales du Salvador en diminuant le nombre d’élèves quittant précocement le système scolaire.

            Ainsi, le fait de mettre à la disposition des familles une bibliothèque dotée de livres scolaires entraîne une diminution des frais de scolarité.

            En améliorant la qualité de l’enseignement des nouvelles générations nous pouvons prévoir que ces derniers, à long terme, pourront accompagner leurs enfants dans leur scolarité.

            En formant des animateurs au sein de la communauté et en leur apprenant la démarche de transmission des compétences en animation, nous les invitons à mettre le temps libre des enfants de la communauté au profit d’activités éducatives socialisantes.

            La construction de cette nouvelle salle de classe pour l’école a permis la venue d’un nouvel instituteur. Aujourd’hui le nouveau professeur enseigne à 30 élèves dans la nouvelle classe. Ceci a permis de diminué les effectifs des autres classes et de dispenser les cours jusqu’au huitième grade (équivalent de la quatrième en France). Nous souhaitons au cours des prochaines années pouvoir arriver au neuvième grade (troisième) et travailler en partenariat avec l’association Edi-Kitchua qui distribuent des bourses aux meilleurs élèves pour leur permettre d’étudier jusqu’au Baccalauréat. Ils financent tous les frais relatifs à l’achat du matériel scolaire, de la  nourriture et au logement. En effet pour pouvoir poursuivre leurs études les jeunes doivent quitter leur communauté et partir étudier dans la plus grande ville de Jucuaran.

            Enfin, les élèves de l’école pouvant atteindre le niveau pour faire des études supérieures pourront s’investir dans le développement économique et social de leur communauté. 

 

 

    D) Bénéficiaires du projet :

         La communauté d’Aguafria regroupe 50 familles et l’école d’Aguafria accueille 140 enfants, âgés entre 7 et 14 ans. Le centre aéré qui accueille les enfants âgés entre 4 et 16 ans est destiné à l’accueil, en rotation, de plus de 120 enfants.

            Notre objectif est qu’à long terme, notre projet ait un impact sur les nouvelles générations.

            Lors de nos dernières réunions menées avec les parents de la communauté, ils nous ont fait savoir que le fait de prendre en charge les enfants pendant leur temps libre leur permettait de s’octroyer du temps pour des loisirs personnels ou encore d’en profiter pour se livrer à des activités productives sur le plan économique.

 

    Implication des bénéficiaires du projet :Tout d’abord, il est important de rappeler que le projet de renforcement scolaire et de centre aéré est à l’origine d’une demande des habitants d’Aguafria. Notre première action, en 2006, s’est donc construite par le biais de concertations avec les habitants de la communauté et a été réalisée grâce à leur investissement humain.

Jusqu’à aujourd’hui, l’implication des familles dans le déroulement du projet est restée une condition majeure de son suivi et nous continuerons lors de nos prochaines missions à solliciter les parents par le biais de réunions d’information et d’élaboration du projet.

Il faut ajouter que quatre adolescents de la communauté, ayant bénéficié d’une formation en animation, organisent le centre aéré en notre absence et gèrent le fonctionnement de la bibliothèque communale. Depuis que nous avons laissé la gestion du centre aéré aux adolescents d’Aguafria, ils nous ont fait savoir, lors de notre dernière visite, que d’autres jeunes étaient venus se joindre à eux.

Enfin, la plupart des hommes de la communauté se sont portés volontaires pour participer au chantier de construction de la salle de classe lors de notre mission en été 2008.

 

Echanges intergénérationnels : La majorité des parents de la communauté d’Aguafria sont illettrés et ne peuvent aider leurs enfants dans leur scolarité. De plus, certains enfants de la communauté n’ont pas la chance d’avoir des frères ou sœurs aînés pouvant les aider à faire leurs devoirs. L’atelier d’aide aux devoirs et de renforcement scolaire permet à ces enfants de bénéficier de l’aide des plus âgés.

Nous avons déjà pu constater, au cours de nos dernières missions, l’importance de cette pluralité des âges au sein du groupe de jeunes accueillis. En effet, sans faire pour autant partie de l’équipe d’animation, les plus âgés prennent volontiers en charges les plus jeunes.

Nous nous réjouissons de cela car ce phénomène démontre que au delà de la fonction de l’animateur, la mise en place des ateliers laisse place à une transmission spontanée des savoirs et des connaissances entre les générations, ce qui est déjà une preuve de la pérennisation et de l’autonomisation possible de notre action. Les parents nous ont également appris que les jeunes qui se sont impliqués avec nous dans le projet ont organisé de manière spontanée plusieurs spectacles et événements avec la participation des enfants, ces représentations étaient destinées à l’ensemble de la communauté. 

 

E) Evaluation et prolongement de l’action :

    a) Critères et moyens d’évaluation :

 

Evaluation du travail effectué au centre aéré :

Les membres d’AREEC se rendant au Salvador afin de travailler à l’élaboration des activités du centre aéré, de mettre en place les ateliers de soutien scolaire et de soutenir les enseignants durant leurs classes ont tous, au minimum, trois années d’expérience dans le domaine de l’animation et la plupart d’entre eux  dans l’encadrement d’équipes éducatives.

Au cours des réunions d’élaboration du projet d’activité et des réunions d’équipe qui ont lieu tous les deux jours, un bilan est fait sur la manière dont se sont déroulées les activités pendant les jours passés. Ce bilan d’équipe consiste à évaluer si les activités mises en place ont permis aux enfants d’atteindre les objectifs fixés.

En fonction de ce bilan, nous aménageons les activités futures et les moyens à mettre en place afin d’atteindre de nouveaux objectifs ou d’effectuer un nouveau travail sur les objectifs non atteints.

 

Evaluation du travail effectué dans les ateliers de renforcement scolaire et auprès des enseignants :

Le travail que nous effectuons ici est défini par le programme scolaire et par la manière dont les enseignants dispensent leurs cours. Le rôle des volontaires d’AREEC dans l’école d’Aguafria est déterminé avec les enseignants.

            Chaque jour, en fin de classe, chaque volontaire effectue un point avec l’enseignant avec lequel il travaille, au cours duquel ils élaborent ensemble le déroulement des prochaines séances de classe et évaluent la manière dont s’organise leur coopération.

Le fait de travailler avec les enseignants de la communauté nous permet d’être informé de l’impact des ateliers sur la scolarité des enfants. Nous pouvons donc ainsi savoir quels sont les enfants qui rencontrent le plus de difficultés et qui nécessitent un accompagnement particulier.

En 2006, nous étions présents sur la communauté durant les grandes vacances scolaires. C’est durant cette période qu’ont commencé les ateliers de lecture à raison de deux heures par jour. Les enseignants nous ont fait savoir que lors de la rentrée scolaire, ils avaient pu remarquer une amélioration dans le niveau de lecture des enfants de la communauté. Cette année les volontaires ont travaillés directement avec les professeurs en prenant à part les élèves présentant le plus de difficultés pour leur permettre de rattraper les autres en leur portant une attention soutenue et personnalisée. Ceci a permis à certains de ces élèves de ne pas « décrocher » et de suivre le reste des cours. La plupart des enfants cette année sont passés à la classe supérieure.

 

    b) Viabilité à terme du projet :

-Viabilité économique et sociale de l’action :

Nous tenons à ce que le projet de centre aéré et celui d’accompagnement à la scolarité (aides aux enseignants et soutien scolaire) ne dépendent pas de la présence des membres d’AREEC et des bénévoles français au sein de la communauté.

Voici les points qui nous permettront d’assurer l’autonomie et la pérennité de notre projet :

-Formation d’animateurs et élargissement de l’équipe dans la communauté 

-Relais du gouvernement dans l’entretient de la salle de classe construite

-Création d’un partenariat avec les grandes facultés du Salvador afin que les étudiants du pays viennent assurer le fonctionnement du centre aéré et l’assistance auprès des enseignants. (Ce dernier point reste à finaliser nous avons déjà entamé des démarches qui devraient se terminées lors de notre prochaine mission).

 

    c)Moyens mis en œuvre pour l’appropriation locale du projet :

         Dès le lancement du projet, en 2006, Les familles de la communauté se sont jointes à nous pour son élaboration. La participation des adolescents de la communauté à la prise en charge des enfants accueillis au sein du centre aéré a été une condition nécessaire à sa réalisation.

            Par ces deux aspects, nous pouvons dire que le travail d’appropriation locale du projet a été pensé dès le début de sa réalisation et que nous y sommes parvenus jusqu’ici.

            Voici un descriptif détaillé des différents moyens mis en oeuvre pour y parvenir :

Formation d’animateurs et élargissement de l’équipe au sein de la communauté :

La formation d’adolescents de la communauté à la démarche d’élaboration de projets d’activités et à la création d’ateliers de renforcement scolaire nous permet d’assurer l’accueil des enfants au centre aéré en notre absence. L’équipe d’animateurs s’est étoffée durant notre absence lors de notre retour en France entre les deux missions..

Afin d’assurer le renouvellement de l’équipe d’animateurs au cours des prochaines années, nous allons initier les quatre adolescents formés l’an dernier à la démarche de transmission de leur savoir-faire. En effet, ils seront chargés d’accompagner les nouveaux animateurs dans l’apprentissage de leurs rôles.

L’engagement dont ont fait preuve les adolescents au cours de l’élaboration du centre aéré et jusqu’à aujourd’hui nous permettent de penser que l’autonomie du projet est assurée.

 

Construction de la salle de classe supplémentaire :

Comme nous l’avons mentionné dans la partie « Implication des bénéficiaires du projet », la plupart des hommes de la communauté se sont portés volontaires pour participer au chantier de construction de la salle de classe qui a eu lieu durant l’été 2008. Un roulement a été organisé entre les habitants de la communauté, afin qu’ils puissent participer au chantier tout en assurant leur revenu financier.

Cette démarche nous parait fondamentale dans une optique d’appropriation du projet.

 

Ce qu’a permis la construction de la salle de classe supplémentaire :

Le fait de prendre à notre charge les frais de construction d’une salle de classe supplémentaire a permis au ministère de l’éducation de réduire les coûts relatifs à la venue d’un enseignant supplémentaire au sein de l’école d’Aguafria. Nous avons travaillé avec le directeur de l’école pour obtenir de la part de l’académie du département la création d’un poste supplémentaire pour l’école d’Aguafria. Le nouveau professeur a pris son poste peu de temps avant notre arrivée donnant ses premiers cours sous le préau de l’école. Il enseigne aujourd’hui dans les locaux que nous avons construits.

            Le partenariat que nous créons actuellement avec les étudiants de la faculté d’El Salvador a également pour objectif d’assurer la pérennité ainsi que l’autonomisation du projet.

En effet, dans un premier temps, ce partenariat permettra d’assurer la présence constante d’animateurs et d’assistants aux enseignants de la communauté. L’aboutissement de ce partenariat consiste à déléguer la responsabilité du centre aéré et de la gestion du système de bénévoles assistants en éducation aux étudiants de la faculté d’El Salvador et aux membres d’Adesco (l’association des habitants d’Aguafria).

 

    d) Prolongement envisagé :

            Nous continuerons à travailler en partenariat avec la faculté d’El Salvador afin de coordonner la venue des étudiants Salvadorien dans la communauté.

            Par la suite, nous avons pour but de déléguer ce rôle aux étudiants ou à l’administration de la faculté d’El Salvador. Certains des adolescents de la communauté d’Aguafria ont bénéficié d’une bourse scolaire de la part de l’ONG EDI-KITCHUA (association de étudiants de l’ESSEC) leur permettant de poursuivre leurs études jusqu’au Baccalauréat. Il est très probable que certains d’entre eux partent l’an prochain étudier à l’université d’El Salvador. C’est à eux que nous ferons appel pour recruter des étudiants de la faculté.

            Pendant les prochaines années, des bénévoles de notre association partiront régulièrement à Aguafria afin de continuer à apporter un soutien aux enseignants de la communauté mais également pour fournir d’avantage de formations aux animateurs du centre aéré. 

 

F) Action de sensibilisation en France :

L’autre pôle d’activité de l’association AREEC consiste à effectuer des actions de sensibilisation en France auprès des enfants (interventions en milieu scolaire) et des adultes (conférences).

 Pour ce faire nous avons un second pôle d'activité au sein de l'association qui est le pôle reportage. En effet lors de nos différentes missions nous profitons de notre présence sur place pour réaliser de petits reportages sur la réalité socioéducative des enfants des pays dans lesquels nous nous trouvons, sur l'environnement dans lequel ils évoluent, mais aussi sur notre travail auprès de ces populations. Nous avons pu cette année obtenir les subventions nécessaire à l'achat de matériel semi-professionnel pour réaliser ces reportages. Nous diffusons ensuite nos travaux auprès de divers publics:

 

Auprès des enfants :

Depuis la création de l’association, en juillet 2006, trois écoles, un centre aéré et un foyer pour enfants ont pu bénéficier de nos interventions. Ils ont pu participer de manière active à la mission de deux bénévoles de l’association AREEC, ayant parcouru l’Amérique Latine afin d’effectuer des reportages sur la vie des enfants sur ce continent. Chaque mois, un intervenant est passé dans les classes pour projeter un reportage effectué en Amérique Latine.

 Ils ont donc assisté au lancement du projet d’Aguafria.

 

(Intervention dans une classe de CM1)

 

Depuis leur retour, ces deux membres de l’association ont pu rencontrer à nouveau les élèves de ces écoles afin de leur faire part de leurs impressions et de les sensibiliser à la manière dont nous continuons à apporter notre aide auprès des habitants d’Aguafria.

Les enfants de ces écoles et centres aérés ont participés à la réalisation de la mission de cet été en réalisant des ventes de gâteaux pour nous aider à récolter des fonds.

A notre retour du Salvador (Novembre 2008), nous avons effectué des interventions (projection d’un nouveau reportage et exposition photo) dans les écoles et centres ayant participé à la réalisation du projet. Les enfants ont ainsi pu constater l’aboutissement du projet.

Le but de ces interventions est d’élargir, de manière participative, la vision des enfants sur le monde. Nous pouvons par ce moyen les sensibiliser aux conditions de vie dans différentes régions du monde et également leur montrer qu’il est possible de réaliser des projets permettant d’améliorer ces situations.

 

Auprès des adultes :

            Nous effectuons des conférences avec projections des reportages que nous avons réalisés en Amérique Latine. Ces conférences se déroulent dans des salles communales, dans des lieux de formation pour travailleurs sociaux ainsi que dans des universités et ont pour but d’apporter aux participants une meilleure connaissance de la situation des enfants en Amérique Latine.

Elles nous permettent également de rencontrer des personnes souhaitant travailler en tant que bénévoles au sein de notre association mais aussi d’élargir notre réseau de partenaires.

            Cette année nous avons pu réaliser un reportage sur les conditions de vie spécifique des enfants d’Aguafria et sur la réalisation de notre projet. Nous avons mis l’accent sur l’histoire particulière de cette communauté composée d’anciens guerrieros, ce lieu à été le théâtre de nombreux affrontements qui marquent toujours les esprits 16 ans après la signature des accords de paix.

            Au cours de notre prochaine mission au Salvador, nous continuerons à réaliser des reportages sur les problématiques sociales qui touchent les habitants du pays (Exil des parents vers les Etats-Unis, déscolarisation, délinquance,…) ainsi que sur la réalisation de notre projet.

 

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